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« Les états généraux des directeurs d’établissements et services médico-sociaux ont été un succès. La F.N.A.D.E.S. et l’ensemble des partenaires remercient tous les participants. Les textes de l’ensemble des interventions est en ligne sur le site (Compte rendu). Vous pouvez aussi les télécharger en format PDF.
Les états généraux, les associations de directeurs et à travers elles la F.N.A.D.E.S., sont des outils pour les directeurs qui veulent, au-delà de leur exercice quotidien, préserver leur capacité d’agir et de créer au service du lien social et de la personne en difficulté. »
Jean-Marie LAURENT, Président de la FNADES
On pourrait penser qu’initier des états généraux des directeurs d’établissements et services sociaux
et médico-sociaux sacrifie à une mode. Pourtant l’intention des responsables de ces quelques 30000
structures n’est pas dictée par une volonté de se conformer à une tendance, mais de faire un point le
plus exhaustif possible, d’une fonction devenue un métier, qui, depuis plus de vingt ans, n’a cessé de se
professionnaliser. Aujourd’hui, l’accès à la fonction de directeur sort progressivement des logiques de
filières conditionnées par les seules promotions au grade, à l’expérience ou à l’ancienneté. C’est
devenu au fil du temps un véritable métier à part entière, doté de formations et de qualifications
spécifiques, d’une reconnaissance en évolution, mais aussi d’exigence accrues et de compétences
inscrites au coeur d’un environnement complexe.
Ainsi, les directeurs et les directrices, devant l’enchevêtrement des problèmes sociaux, sont confrontés à
des questions de fond :
- Quel est leur statut social et politique ?
- Quel est leur pouvoir, leur latitude à se faire entendre et comprendre ?
- Quelle place prennent-ils dans la dynamique des décisions concernant les choix de société et de cohésion sociale ?
- Quelles sont les interrogations à faire valoir auprès des décideurs politiques, lesquels, par leur mandat électif, doivent répondre de leurs engagements ?
Or, les directeurs et directrices ont la volonté d’acter leur place :
- Dans une dimension politique et stratégique, sociale et éthique.
- Dans une dimension technique et professionnelle.
- Par l’impact des actions conduites.
- Par l’efficience des moyens mis en place.
- Par l’affirmation des compétences de chaque salarié, dans une dynamique collective d’appartenance et de culture communes, d’ambition au service des populations dont ils s’occupent.
Mais aujourd’hui, confrontés à une multitude d’injonctions paradoxales, à une judiciarisation frénétique, à une administration de plus en plus prégnante, à des contraintes budgétaires pesantes, cette profession
ne peut se résigner, sans réagir, à constater la complexification de sa fonction. Diriger n’est pas une
fonction fusible. Au contraire, diriger c’est pouvoir actionner les leviers du management en disposant des
délégations adéquates !
Il y a trente ans, paraissait la circulaire du 26 février 1975, seul texte de référence indiquant dans ses
annexes les fonctions d’animation, technique, d’administration et de gestion que les directeurs devaient
remplir. Or, en 2005, nous savons que les services des ministères concernés veulent élaborer un décret
relatif à la qualification des directeurs.
C’est pourquoi les Etats Généraux des 8 et 9 décembre 2005 soulignent la volonté d’enclencher un débat
sur ces questions, pour imposer, avec détermination, la déclinaison de ce métier AUTOUR des enjeux de
l’action sociale contemporaine et AVEC les directeurs et les directrices, en clarifiant leurs référentiels de
compétences, leurs délégations souhaitées, leurs formations et leurs qualifications, leur reconnaissance
statutaire et salariale ! |
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